MAITRI = AMITIÉ

Elaboration méritorique, texte: Konrad Czernichowski

Traduction: Jérémie François et Anna Dominko

L’histoire du Mouvement „Maitri” remonte à l’année 1975, où un jeune doctorant de l’Université de Varsovie Jacek Wójcik a décidé de faire le voyage de ses rêves. Il est allé en Inde. Son guide spirituel et ami, le père Bronisław Bozowski (qui on essaie de béatifier), lui a demandé de trouver la Mère Thérèsa en l’Inde et de lui offrir le premier livre paru sur elle en polonais. Mère Thérèsa n’était pas encore très populaire. Tout le monde a entendu parler d’elle après reçu le Prix Nobel de Paix.

Jacek a alors prévu de s’arréter à Calcutta sur son trajet pour satisfaire le père Bronek. Ce qu’il a vu à Calcutta l’a touché. Les gens avec la lèpre mourraient dans les rues. Les autres personnes passaient, les voitures roulaient mais personne ne prêtait attention aux gens qui n’appartenaient même pas à la caste la plus basse – personne, sauf les Sœurs Missionnaires de la Charité. Jacek a interrompu son voyage et pendant 2 semaines il a travaillé comme volontaire dans la maison Nirmal Hriday pour les mourrants. Bien que bon nombre d’entre eux n’était pas sauvable, ils mourraient avec le sourire puisqu’ils sortaient de ce monde avec la dignité. Lorsque le temps est venu de revenir en Pologne, Jacek a fait une liste des médicaments dont il a promis d’organiser envoi.

Avec la permission de Monseigneur Władysław Miziołek il prêchait dans les églises et il encourageait les fidèles à envoyer des médicaments et des pansements à l’adresse indiquée. Pourtant les gens – au lieu d’envoyer des paquets en l’Inde – ont commencé à les apporter dans les églises. Il y avait donc un besoin d’institutionnaliser le mouvement qui a d’abord pris le nom de Séminaire d’Etudiants d’Echange avec les Pays du Tiers-Monde « Maytri ».

Le mot „Maitri” signifie en sanscrit „amitié” parce que tout d’abord l’aide était dirigé vers l’Inde. La prise du nom de la langue et de la culture des gens que l’on soutient montrait notre fraternité avec eux. Aujourd’hui 11 pays africains et un en Amérique du Sud (le Bolivia) ont bénéficié de notre assistance

Mouvement « Maitri » est sensible au problème de la faim. C’est pourquoi il supporte des centres de missions d’alimentation. On peut les soutenir avec n’importe-quelle somme d’argent pour une période quelconque, même une fois. L’aide est effectuée entre autres pour le centre d’alimentation à Goma-Keshero en République Démocratique du Congo, Kibeho au Rwanda ou à l’école maternelle de Lomé au Togo. Après l’éruption du volcan Nyiragongo en 2003, la lave a inondé des champs et on ne pouvait rien à cultiver. En plus, au Nord Kivu la situation est très instable. Les partisans luttent contre l’armée congolaise.

Les Sœurs Pallotinnes ont alors organisé le centre d’alimentation à Goma-Keshero, qui aide une centaine d’enfants regulièrement. Un autre centre d’alimentation est situé près du lieu des apparitions de la Vierge Marie, Mère de la Parole à Kibeho, Rwanda – le seul endroit en Afrique que l’Eglise Catholique a reconnu. Dans les années 1980, Sainte Marie est apparue à trois filles comme la Mère de la Parole en annonçant une mer de sang. Cela s’est réalisé en 1994, où – trois mois durant – 800 milles personnes ont été tuées dans la guerre civile entre les Hutus et les Tutsis. Le Sanctuaire de la Divine Miséricorde a été construit à Kibeho.

Cameroun est appelé une miniature de l’Afrique en raison de la variété des paysages, des peuples, des langues et des niveaux de vie. En venant du sud au vers le nord, vous pouvez voir des forêts tropicales, des savanes et des semi-déserts. Nord Cameroun touche même le Sahara. Il y a plus que 130 peuples différents, dont chaque parlant sa propre langue. Les langues officielles sont français et anglais qui est utilisé couramment dans l’ouest du pays. Le nord est beaucoup plus pauvre en eau que le sud. En saison sèche, les rivières sèchent et les gens viennent au lit de la rivière pour creuser un puit et puiser de l’eau. Le manque de l’eau potable est l’un des plus graves problèmes du Cameroun. Seulement 30 pour cent de la population a accès à l’eau courante. Les autres envoient leurs enfants pour l’amener d’un puit, parfois d’un autre village.

La base de l'économie est constitué par l'agriculture. On y cultive cacaoyers, caféiers, arbres à caoutchouc, cotonniers, palmiers à huile, arachides, sorgho, millet, riz, manioc, patates douces, igname, maïs, haricots, canne à sucre, tabac et de nombreux types de fruits. On élève moutons, chèvres, bétail, ânes et volailles. De nombreux Camerounais vivent de la pêche. Elle est développée, en particulier, dans le golfe de Guinée, près des lacs Tchad, Lagdo, Bamendjin et Mbakaou et près des rivières Nkami, Wouri, Chari et Logone. De plus, beaucoup de personnes qui vivent du négoce. L'accès à l'éducation et aux soins de santé est considérablement entravé.

La principale cause de mortalité est le paludisme. Cette maladie affecte le plus les femmes enceintes et les enfants. La mortalité est renforcée par l'accès limité aux soins médicaux adéquats, parce que les mécanismes de défense ne sont pas en mesure de remplir sa fonction chez les malades souffrant de malnutrition. Les centres de santé sont souvent dirigés par des sœurs missionnaires. Ce sont elles qui facilitent l'accès aux services médicaux, donnent la possibilité d'acquérir des connaissances dans le cadre de la prévention, concernant l'hygiène et la garde des enfants.

Les missionnaires envoyent des projets ponctuels. Un des exemples peut être l'équipement pour le centre de santé à Gatara au nord du Burundi. Dans ce centre, il n'y a pas aucun médecin. La sœur Gwidona Wrona, qui est infirmière, informait dans une lettre dramatique de la nécessité d'un incubateur. Pour sauver des bébés prématurés, les sœurs appliquaient un aquarium chauffé par des bouteilles d'eau chaude. Très rapidement, nous avons réussi à recueillir le montant requis, et un incubateur solide a été envoyé à Gatara. Ensuite, on a installé un éclairage d'urgence (en raison de pannes de courant fréquentes, que l'hôpital ne peut pas se permettre), et enfin on a acheté une pompe à insuline.

À leur tour, les villageois de Zole en République centrafricaine se sont tournés vers les Frères mineurs capucins de Pologne pour demander de l'aide dans la construction d'une école, dans laquelle leurs enfants puissent apprendre. Ils étaient prêts à prendre part à la construction, mais ils manquaient d'argent pour acheter du ciment et d'autres matériaux de construction. Les frères capucins ont envoyé le projet au Mouvement « Maitri » qui a recueilli la somme nécessaire. À l'heure actuelle, les enfants et les jeunes peuvent y apprendre.

Les enfants ne demandent pas aux parents d'acheter des jouets. Ils les font eux-mêmes. Ceux plus agés construisent une voiture avec des boîtes de conserves, des pierres et des bâtons ; ceux plus jeunes - des moulins à vent avec des feuilles et des bâtons. Ils aiment ce qu'ils ont. Ils ne se plaignent pas. Ils sourient et sont heureux.

Les écoles maternelles dirigés par les sœurs missionnaires de diverses congrégations accueillent des enfants dans de différents groupes d'âge, qui sont appelés, par exemple, des ours ou des papillons. Les enfants reçoivent un repas, il sont du temps pour apprendre et jouer.

Le mouvement «Maitri» soutient, entre autres, l'école maternelle à Esseng au Cameroun. Avec l'aide envoyée de la Pologne chaque enfant reçoit une tasse de lait et un beignet frit sur place. Les écoles maternelles reçoivent également du matériel comme don.

Au Cameroun, il existe trois types d'écoles. Les écoles missionnaires offrent le plus haut niveau, les écoles publiques – un niveau un peu moins élevé. Le pire niveau est dans celles appelées écoles des parents qui sont mal équipées et qui employent des enseignants non qualifiés. Elles sont rencontrées surtout dans les villages. Les parents font une collecte pour un enseignant qui a fini souvent seulement une école primaire.

Dans le Nord plus pauvre, vous pouvez rencontrer des écoles au toit de chaume. Quand il pleut, il est impossible de mener à bien la leçon. Au lieu de bancs il y a des souches d'arbres. Au lieu dans des cahiers, les élèves écrivent sur des ardoises avec un morceau de craie plaques. Une fois écrite, vous pouvez l'effacer et écrire à nouveau.

«L'Adoption du coeur», qui signifie le patronage d'un enfant concret, crée aux pupilles la possibilité d'aller à l'école par le biais de la couverture des frais liés à l'éducation. Le Mouvement «Maitri» a inclus en permanence les clercs à leurs programmes d'aide en Afrique.

Pourtant le travail principal du Mouvement «Maitri» est «l'Adoption du cœur». Elle consiste au patronage d'un enfant africain particulier, connu par son prénom et le nom. Un donateur qui peut être un individu, une famille, une classe, une école, un lieu de travail ou un groupe d'amis, s'engage à couvrir les frais d'enseignement à l'école primaire (6 ans) ou secondaire (aussi 6 ans). La diffusion de mouvement « Adoption du coeur » en Pologne au milieu des années quate-vingt-dix, inspiré par la forme actuelle d'aide à l'Occident et au Secrétariat de la Mission «Jeevodaya» à Varsovie. À l'heure actuelle, de nombreuses congrégations religieuses et les associations mènent une forme similaire de «l'Adoption».

Pour adhérer au programme «l'Adoption du cœur», on doit remplir une déclaration. Le versement mensuel de 13 euros (l'école primaire) ou de 17 euros (l'école secondaire) est destiné à la scolarité, la nourriture, les vêtements et les médicaments. De 3 à 6 mois après le premier versement, le donateur reçoit une photo de votre enfant et de principales informations sur lui: son nom, son âge, ses frères et sœurs, quelle classe il fréquent, dans quelles conditions il vit etc. Alors on peut entrer en contact avec lui par correspondance en français (en l'absence de connaissances des bénévoles du Mouvement traduisent des lettres). Exceptionnellement les «adoptions» concernent également les étudiants et les clercs.